jeudi 25 · 20h
La Forge n'est-elle qu'un repaire de geeks ?
La Forge attire ceux qui bricolent — mais exclut-elle ceux qui ne veulent pas bricoler ? Quelles limites à la culture du faire soi-même ?
Clavier phonétique, systèmes Linux, outils audio, applications pédagogiques... Avouons-le : vu de l'extérieur, cela peut parfois ressembler à un club de passionnés du numérique.
Mais un geek qui crée un outil pour ses élèves dyslexiques, c'est encore un geek ? ? Faut-il savoir coder, développer ou concevoir des ressources pour trouver sa place dans la Forge ?
Car derrière les outils se jouent aussi d'autres dynamiques : des idées qui circulent, des ressources qui s'améliorent au fil des usages, des contributions de toutes natures, des besoins qui deviennent des projets collectifs.
Alors, la culture du « faire soi-même » est-elle une force d'émancipation professionnelle ou une barrière invisible qui éloigne une partie des enseignants ? La Forge est-elle réservée à ceux qui fabriquent ou y a-t-il aussi une place pour ceux qui utilisent, partagent, testent, questionnent et font évoluer les ressources?